Autres cheminots - B

Sur cette page vous trouverez d'autres cheminots, dont un très grand nombre sont morts pour la France, et dont les noms apparaissent notamment sur les monuments aux morts présents dans les gares et établissements de l'entreprise ferroviaire.
Certaines communes leur rendent hommage en baptisant des rues.

Faute d'avoir beaucoup d'infos sur la plupart d'entre eux, ils sont regroupés ici, par ordre alphabétique.

Accès direct à l'initiale du nom : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Un grand merci à Henri DROPSY, qui fournit la majeure partie des infos.
Cercle Généalogique des Cheminots
9 rue du Château-Landon , 75010 PARIS
genealogie.cheminots@laposte.net
http://genealogie.cheminots.free.fr/cheminot/

Autres sources, non exhaustif:
http://www.requis-deportes-sto.com/pages/honneur.htm
http://memorial-genweb.org
http://perso.wanadoo.fr/memoiresdepierre
http://www.lacoupole-france.com/fr/eo_profs/deportes/listeshtml/index2.htm
http://mortsdanslescamps.com
http://www.gennpdc.net/lesforums/lofiversion/index.php/t11596.html
http://www.medarus.org/Ardeche/07celebr/07celTex/maurin_albertine.html
http://sfloudun.free.fr/index.htm

Accueil
Personnages

 

B

BACO Louis
Né le 20 juillet 1900 à Vinça (Pyrénées-Orientales), fusillé le 2 février 1944 à la Doua, Villeurbanne (Rhône) ; cheminot ; résistant ; agent d’une filière de passage clandestin vers l’Espagne.(source)

66 - Vinça

BADUEL André. Héros de la Résistance. 1907 - 1943.
Plus qu'un hommage illustré par une plaque de rue, André Baduel mérite la reconnaissance de tous. Bien sûr, il ne fut pas le seul. Bien sûr, il a fait ce qu'il pensait devoir faire. Mais il serait facile aujourd'hui de laisser glisser le voile de l'oubli. Ce cheminot ne pouvait accepter l'inacceptable. En octobre 1940, il entre en Résistance. Mais un an plus tard, le groupe mené par Georges Tainturier, avec lequel il officie, est disloqué. Les menaces se font précises, chaque jour, l'étau se resserre, mais malgré cela, André Baduel réorganise la Résistance à Compiègne. Il devient le chef de cette armée des ombres qui a payé un lourd tribut au fil de son combat. En juillet 1943, André Baduel est arrêté et conduit dans les locaux de la sinistre kommandantur, rue des Domeliers. Malgré la torture, il ne parlera pas. Il ne donnera jamais les noms de ses compagnons de lutte. La mort l'enlèvera le 13 juillet 1943. André Baduel, plus qu'un nom sur une plaque bleue à l'entrée d'une rue (Source).

60 - Compiègne

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article176835

BANETTE Maurice et PLACHON Louis
Soixante ans jour pour jour après le terrible accident ferroviaire qui coûta la vie à deux cheminots vénissians, Marcel Banette et Louis Planchon, la municipalité a décidé de leur rendre hommage dans leur quartier d'habitation : une plaque est désormais apposée à l'angle des rues Auguste-Isaac et Gabriel-Péri. Le député-maire André Gerin a rappelé dans quelles circonstances ils avaient trouvé la mort.
Le 16 avril 1948, à bord du Lyon-Le Croisic, un tube à fumée de surchauffe éclate peu avant l'arrivée en gare de L'Arbresle. Grièvement brûlés, les deux cheminots restent à leur poste jusqu'à ce que le convoi soit stoppé, après avoir traversé la gare de L'Arbresle, évitant tout danger aux voyageurs. Transportés à Grange-Blanche, Marcel Banette décède dans la soirée et Louis Planchon le lendemain.
L'Humanité du 17 avril 1948 les consacre "héros du travail". "Les députés communistes, précisait André Gerin, proposèrent que la Légion d'honneur leur soit décernée à titre posthume. Mais la guerre froide avait déjà pris son envol et le gouvernement de l'époque s'y refusa. Par contre, le conseil municipal de Vénissieux décida à l'unanimité de baptiser de leurs noms une rue de la cité cheminote Les Cigognes.
Présents à cette émouvante cérémonie, les enfants des deux victimes, Josette Labrosse (née Banette), Daniel Banette et Georgette Bailly (née Planchon) ont tenu à remercier la municipalité : "Dans chacune de nos deux familles, cet événement suscite l'émotion et la fierté à la fois. Les temps ont changé puisque la Légion d'honneur est aujourd'hui donnée aux acteurs de cinéma ou aux chanteurs. Nous remercions Mme Sanlaville d'avoir eu l'idée de cet hommage et d'avoir monté le dossier. Cette plaque est une reconnaissance honorable pour nos familles. C'est vous, les Vénissians, que nous avons envie de féliciter !"

91 - Juvisy

BARILLAUD Michel
Né le 20 février 1921 à Saintes, fusillé le 14 avril 1944 au champ de tir de Biard (Vienne). Serrurier à la SNCF, résistant FTPF. Domicilié à Saintes, Michel Barillaud résista à partir de novembre 1943 au sein des FTP de Corrèze. Il appartenait au groupe Thimbault. Il fut arrêté le 9 février 1944 à Saintes où il se trouvait en mission « de recrutement et d’organisation des FTP locaux », semble-t-il dénoncé par un inspecteur de police. Condamné à mort par le tribunal militaire FK 677 de Poitiers (Vienne) le 5 avril 1944, il a été fusillé à Biard le 14 avril.
http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article149528
17 - Châtelaillon Plage

BARTHELEMY Henri

79 - Thouars

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article540 / http://sgmcaen.free.fr/resistance/barthelemy-henri.htm

BAUDEZ André

94 - Limeil-Brévannes

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/?article580

BAUDRY Roger (1920 - 1944)

51 - St Martin sur le Pré

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article146266&id_mot=2

BEAU Gaston (1904-1954)
Résistant 39-45. Sous-chef de la gare d'Etampes.

91 - Etampes



BECHEPAY René

72 - Le Mans
76 - Sotteville lès Rouen

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article149530&id_mot=2

BÉDIN Félix

BÉDIN Félix (Marnes 10 Août 1896 - Auschwitz 10 Octobre 1942)
Plus d'info

86 - Loudun, plaque commémorative sur la façade de la gare.

BELOT Louis. Né le 25 octobre à Hydes (03), assassiné lors de son interrogatoire le 23 avril 1944 à Etang sur Arroux.
Entré au chemin de fer en novembre 1929, Louis Belot est facteur-chef au début de l'Occupation. Il est révoqué de la SNCF le 23 ocotbre 1943 après des détournements de fonds. Co-responsable du groupe de résistants d'Etang, il participe notamment au parachutage d'armes et de munitions, ainsi qu'à des sabotages. Il est arrêté chez lui dans la nuit du 22 au 23 avril 1944. Emmené à la mairie il est violemment interrogé et torturé, puis jeté dans une pièce, inconscient. Chargé dans un véhicule, avec d'autres prisonniers, qui prend la direction de Chalon, il décèdera vers 7 heures du matin.
Décoré de la Croix de Guerre et du titre d'Interné résistant en juillet 1952. Son nom figure sur la plaque commémorative de la gare de Nevers.
71 - Etang sur Arroux

BENOIT Armand. Cheminot F.T.P.F 1940-1945
Mort pour la France.

84 - Avignon

BERAUD Henri. Cheminot F.T.P.F 1940-1945
Mort pour la France.

84 - Avignon

BERAULT Auguste. Mort en déportation. 1888 - 1945

76 - Sotteville lès Rouen

BERNON Christian Eugène, Adrien (28 septembre 1923 - 2 décembre 1944)
Né à SAINT-LAMBERT-DES-LEVEES (Maine-et-Loire), est issu d’une famille de cheminots. Alors lycéen au lycée Châteaubriand (actuellement lycée Emile Zola) de RENNES, il y est agent de liaison entre le comité de résistance du lycée et le réseau «Overcloud» auquel appartient son père. Christian est arrêté en juin 1941, au cours de la fête de Jeanne d’Arc, à RENNES, place de la mairie, pour avoir arboré sur sa manche un écusson en forme de croix de Lorraine et effectue plus de 30 jours de prison à la prison pour hommes de RENNES. Son père Léon est arrêté le 1er juin 1942 à RENNES, emprisonné à ANGERS, puis à FRESNES pendant 93 jours, au secret, avant d’être relâché, fautes de preuves par les autorités allemandes d’occupation. Après avoir terminé ses études au lycée, il entre à la SNCF et sert successivement dans les gares de RENNES, MESSAC, puis SERVON-SUR-VILAINE
.
Le 17 août 1944, il démissionne de la SNCF, pour s’engager dans la 1ère division française libre (1ère DFL), future 2ème division blindée/division LECLERC, dans le régiment de marche du Tchad (RMT). Il meurt au combat le 2 décembre 1944 à HERBITZHEIM (BAS-RHIN) lorsque son régiment entreprend la libération de la région de STRASBOUG. Sa famille l’apprendra le 23 février 1945. A la demande de ses parents, Christian est enterré au cimetière de SAINTLAMBERT- DES-LEVEES. Une rue située à RENNES, dans le lotissement LEGENDRE porte son nom. Son nom figure aussi sur le monument commémoratif de la 2ème DB, place du 25 août 1944 à PARIS 14ème (quartier Montparnasse).
Sources :
- Témoignages de M. Claude BERNON, frère cadet de M. Christian BERNON
- http://www.memorial-genweb.org/ pour renseignements sur inscription monument 2ème DB PARIS 14ème
- Inventaire général du patrimoine culturel BRETAGNE (http://patrimoine.regionbretagne. fr)
35 - Rennes

BERTRAND Roger

BERTRAND Roger, né 27 décembre 1925 à Dijon en Côte d’Or, est affecté en gare de Servon-sur-Vilaine en qualité de mécanicien, quand il entre en résistance ce qui lui vaut d’être arrêté par les autorités d’occupation puis d’être déporté vers Dachau ; il décède le 21 décembre 1944, sur le territoire de la commune d’Hersbruck, à proximité de Nuremberg.
Son nom figure :
- sur la plaque commémorative du quartier des Poussots de Dijon, édifiée à la mémoire des enfants de ce quartier, morts pour la France.

- sur la plaque commémorative de la gare de Servon sur Vilaine.

BIGORRE Roger. Né le 24/11/1902 à Saint-Hilaire-sur-Garonne. Embauché le 08/07/1924. Sous-Chef de gare de 4e classe à la gare de Bordeaux-Bastide. Agent arrêté, incarcéré au Fort du Hâ, déporté au KL de Dachau (matricule 93913) puis transféré à Melk. Déclaré décédé en Allemagne le 27/03/1945 à Melk : Raisons politiques : Suite de déraillement. Mention : "Mort en déportation" apposée sur les actes et jugements déclaratifs de décès.

33 - Bordeaux

BIOT Jean-Baptiste
BIOT Jean-Baptiste (1774 - 1862)
Célèbre personnalité scientifique, apporta tant un concours technique que financier au projet ambitieux de chemin de fer de Lyon à Saint-Etienne. Il aida notamment l'équipe pour le choix du tracé, par la qualité de ses relevés topographiques.
Presque conscrit de Marc Seguin, il partageait manifestement des centres d'intérêt bien similaires.Célèbre physicien, astronome et mathématicien du XIXème siècle, il participa notamment aux travaux entrepris en Espagne pour la mesure de la Méridienne et a laissé des traces sur la polarisation, la mécanique céleste, ...
Il est à noter aussi sa proximité avec les Montgolfier, puisqu'il réalisa la première ascension scientifique en ballon pour étudier le magnétisme terrestre.
http://www.art-et-histoire.com/segarch.php?;;jbbiot

BIRER Raymond. 1913 - 1944. Déporté. Décapité à la hache à Breslau.

10 - Romilly sur Seine

BIRETTE Charles (1895 - 1944)

93 - Villemomble

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article171567&id_mot=2

BLANCHARD Armand

72 - Le Mans

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article163550&id_mot=2

BLANCHARD Léon. Cheminot F.T.P.F 1940-1945
Mort pour la France.

84 - Avignon

BLAYAC Pierre (1909 - 1990)

Figure briviste connue et estimée, le docteur Pierre BLAYAC, né à Paris le 28 janvier 1909, s’était installé à Brive en 1937 après de brillantes études à la faculté de médecine de Toulouse. Spécialisé des voies respiratoires, il avait successivement occupé des responsabilités au sanatorium de Clairvivre, au centre hospitalier dont il était le chef du service pneumologie ainsi qu’à la SNCF. Il avait fondé un foyer alors qu’il était encore étudiant et de son union avec Emilienne MERCADIER, elle-même docteur en médecine, allait naître trois enfants.
Grand humaniste, homme de dialogue, épris de progrès social, le docteur Pierre BLAYAC investissait son dynamisme au service de nombreuses causes qui allaient de la politique au sport. Durant la dernière guerre, son courage s’exprimait dans la Résistance et il était responsable du mouvement « Combat » aux côtés d’Edmond MICHELET. Il fut en cette période trouble de l’Histoire, le médecin-chef de l’Armée secrète. Passionné de liberté et de démocratie, il s’investissait dans les années 50 dans la politique recherchant passionnément sa vérité.
En 1967, lors des législatives qui permettaient à Roland DUMAS de devenir député de Brive, il était son suppléant. Fidèle à ses idées, il poursuivra dans le droit fil de la voie qu’il s’était tracée et il sera onze ans plus tard, en 1978, candidat suppléant de Jean-Claude CASSAING.
Pierre BLAYAC a occupé des responsabilités dans de nombreuses associations, le Judo-Club de Brive, l’Aéro-Club, l’Etrier briviste, le Lion’s Club, l’ANACR, France-URSS et le Comité d’action de la Résistance.
Ses mérites avaient été souvent distingués par l’attribution notamment de la croix de chevalier de la Légion d’Honneur, de la croix de guerre 39-45 avec palmes, de la médaille de la Résistance, de la croix de Chevalier de l’ordre de la Santé publique, de la médaille d’honneur de la Jeunesse et Sports et de la médaille de bronze de l’Académie de médecine.
Il est décédé à Brive le 2 mars 1990
19 - Brive

BLIN Lucien (1898 - 1943)
Né le 24 mars 1898 à Gaillon 27600 ; cheminot à Argentan; tourneur S.N.C.F à la gare d’Argentan; responsable du P.C arrêté le 18 oct. 1941 ; déporté le 6 Juillet 1942 à Auschwitz decédé le 01 janvier 1943

61 - Argentan

BODIN Louis (1913 - 1944)

58 - Varennes-Vauzelles, également présent sur la plaque des Monuments aux Morts

Paul Bodin

BODIN Paul (1847 - 1926)

Inventeur des Arcs Equilibrés. Réalisateur du Viaduc du Viaur (12), en 1902.
Buste à Tauriac-de-Naucelle (12), à coté de l'Hostellerie du Viaduc du Vieur (photo)

BOGAERT Pierre
Pierre, André, Bogaert naît le 12 février 1900 à Saint-Just-en-Chaussée (Oise – 60), fils de René Bogaert (Belge), 36 ans, charretier, et de Louise Delatte, son épouse, 28 ans, bonnetière, domiciliés au 58, rue Carnot.
Le 26 avril 1922, Pierre Bogaert est embauché par la Compagnie de chemin de fer du Nord. En octobre 1923 au Plessier-Saint-Just (Oise), il épouse Geneviève Decaix, née en 1903 dans ce village voisin. Ils ont deux enfants : Raymonde, née en 1924, et Ginette, née en 1927. En 1931, et probablement jusqu’à l’arrestation du père de famille, celle-ci est domiciliée au 178, rue de Paris à Saint-Just-en-Chaussée.
Cheminot, Pierre Bogaert est ouvrier aux ateliers de Creil (60), 30 km plus au Sud. Il est militant syndicaliste. Secrétaire de la section communiste de Saint-Just-en-Chaussée, il est élu Conseiller municipal de cette ville en 1935, au deuxième tour sur la liste du Rassemblement populaire, et se présente comme candidat au Conseil général dans la circonscription de Saint-Just-en-Chaussée lors des élections cantonales d’octobre 1937.
En 1936, Pierre Bogaert milite activement pour le Front populaire et pour le succès des grèves ouvrières ; à cette occasion, il est l’artisan de la création de nouveaux syndicats dans la région de Saint-Just. Il est secrétaire-adjoint de l’Union départementale des syndicats de l’Oise dont il présente le rapport sur la propagande au congrès de 1937 ; il est également secrétaire à la propagande du syndicat des cheminots de Creil et environs.
En février 1940, il est déchu de son mandat électoral à Saint-Just. Il est actif dans la Résistance. Le 9 juillet 1941, Pierre Bogaert est arrêté et rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager). Il y est enregistré sous le matricule n° 1288. e 20 février 1942, le chef de la Feldkommandantur 580 à Amiens (Somme – 80) – ayant autorité sur les départements de la Somme et de l’Oise – insiste auprès du préfet de l’Oise, Paul Vacquier, afin que la fiche de chaque interné du Frontstalag 122 pour activité communiste demandée à l’administration préfectorale indique « son activité politique antérieure (très détaillée si possible), ainsi que les raisons qui militent pour ou contre sa prompte libération du camp d’internement ».
Le 10 mars, le préfet de l’Oise écrit au Ministre secrétaire d’État à l’Intérieur pour lui transmettre ses inquiétudes quant à cette demande : « Étant donné que parmi les internés du camp de Compiègne une vingtaine déjà ont été fusillés en représailles d’attentats commis contre les membres de l’armée d’occupation, il est à craindre que ces autorités aient l’intention de se servir de mon avis pour désigner de nouveaux otages parmi ceux pour lesquels j’aurais émis un avis défavorable à la libération. Me référant au procès-verbal de la conférence des préfets régionaux du 4 février 1942, qui précise “qu’en aucun cas les autorités françaises ne doivent, à la demande des autorités allemandes, procéder à des désignations d’otages”, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien me donner vos directives sur la suite qu’il convient de réserver à la demande dont je suis saisi… »
Le 13 avril, le commissaire principal aux renseignements généraux transmet au préfet de l’Oise soixante-six notices individuelles concernant des individus internés au Frontstalag 122 à Compiègne, dont dix-neuf futurs “45000”. Sur celle qui le concerne, à la rubrique « Renseignements divers », Pierre Bogaert est qualifié de « Militant extrêmement ardent du Parti communiste. Propagandiste actif, a été délégué à cet effet par le Parti. N’a rien renié de ses idées qu’il reprendra à nouveau le cas échéant ».
Le 24 avril, Paul Vacquier transmet à la Feldkommandantur 580 les notices individuelles des « personnes internées au camp de Compiègne, figurant sur la liste [qui lui a été] communiquée et domiciliées dans le département de l’Oise » qui mentionnent uniquement « des renseignements concernant l’état civil, la parenté et la situation matérielle ». Enfin, le 29 juin, le préfet de l’Oise écrit à la Feldkommandantur 580 pour essayer d’obtenir la sortie duFrontstalag 122 de soixante-quatre ressortissants de son département – dont Pierre Bogaert – au motif « qu’aucun fait matériel d’activité communiste n’a été relevé à leur encontre depuis l’arrivée des forces allemandes dans la région », envisageant la possibilité d’interner certains d’entre eux « dans un camp de concentration français ». Sa démarche ne reçoit pas de réponse. Le mal est probablement déjà fait : quand elles ont procédé à des arrestations dans l’Oise entre juillet et septembre 1941, les forces d’occupation ne disposaient-elles pas déjà d’informations et d’appréciations transmises par certains services de la police française ? N’en ont-elles pas obtenu d’autres par la suite ? Le préfet craignait la fusillade. Ce sera la déportation.
Après l’arrestation de Pierre Bogaert, sa famille est domiciliée au 25, rue Aristide-Briand à Saint-Just-en-Chaussée. Entre fin avril et fin juin 1942, le cheminot est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.
Le 8 juillet 1942, Pierre Bogaert est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45263 (sa photo d’immatriculation a été retrouvée). Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.
Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau où ils sont répartis dans les Blocks 19 et 20. Le 10 juillet, après l’appel général et un bref interrogatoire – au cours duquel Pierre Bogaert se déclare comme cheminot (Eisenbahner) -, ils sont envoyés au travail dans différentsKommandos. Le 13 juillet – après cinq jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau – Pierre Bogaert est dans la moitié des membres du convoi qui est ramenée au camp principal (Auschwitz-I) après l’appel du soir.
Son nom figure sur une liste de détenus assignés au Block 4. Pierre Bogaert meurt du typhus (Fleckfieber) à Auschwitz le 5 août 1942, selon les registres du camp ; quatre semaines après l’arrivée du convoi. Il est homologué comme adjudant dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Après la guerre, le Conseil municipal de Saint-Just-en-Chaussée donne son nom à une rue de la commune. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Just, devant l’église. Au pied de celui-ci, une plaque individuelle lui est dédiée.
Il figure également sur la stèle commémorative de la SNCF à l’intérieur du centre de maintenance du Petit Thérain à Thiverny, limitrophe de Montataire, près de Creil, et sur le monument des cheminots, situé sur le quai n°2 de la gare de Creil.
Source

60 - Saint Just en Chaussée

BOHN Charles (1861-1921)
Né Carlos Bohn qui, avec son père Charles Bohn (1829-1886) était aussi administrateur délégué de la SACM en charge du site de Belfort entre 1873 et 1885.
90 - Belfort.

BOILLET Marc. Fusillé par les Nazis

71 - Chagny

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article1109


BONNEFOY Fernand (1907 - 1944)

Tombé pendant les Combats de la Libération de Marseille le 24 août 1944.

13 - Marseille

BONNET Maurice.
Louis Marius CARPENTRAS - Né le 19/08/1913 à Saint-Rémy-de-Provence - Embauché le 25/01/1937 - Ouvrier ajusteur au service du M.T. de la SNCF au Dépôt d'Avignon - Marié, 2 enfants (nés le 29/03/1938 et le 07/05 ou 08/194?) - Domicilié au 19 cité Louis-Gros à Avignon - Arrêté le 17/05/1944 pour motif inconnu - Présumé déporté en Allemagne - Décédé 15/02/1945 à Bremen - Décédé en Allemagne, trouvé dans les lames du plancher (liste n° 10 du ministère). 18/07/1944 [date rayée] d'après attestation du 20/05/1946 de la Fédération. Décédé le 15/02/1945 à Brême (MPF) - Titulaire de la mention "Mort pour la France". Archives Historiques de la SNCF au Mans : CXXV.2 118LM108/1, dossier n° 537
84 - Avignon

BORDESSOLES Lionel
Fusillé par les allemands le 10 juillet 1944

36 - Le Blanc

BOSSIERE Louis (1909-1945)
35 - Rennes
Léon BOUCHARD

BOUCHARD Léon
Porté sur la plaque commémorative du pignon Paris de la gare de Laroche-Migennes,
Porté sur la plaque commémorative du 1er arrondissement EX située sur le palier du 1er étage de l'escalier A en gare de Paris-Lyon.

89 - Migennes, square Léon Bouchard (à faire)

BOUGEOT Raymond
Cheminot résistant - Arrêté par la Gestapo le 18/09/1940, il sera condamné à mort avant de voir sa peine commuée à 10 ans de travaux forcés. Déporté en avril 1941, successivement emprisonné à Trier, Rheinbach, Siegburg - Libéré le 07/04/1945 de la prison d'Hameln (Allemagne) - De retour à Chenôve, il occupera les fonctions de maire-adjoint de 1947 à 1952, année de son décès, des suites des maladies contractées au cours de sa déportation - Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre. (Source)

21 - Chenôve

BOULANGER Louis (1916-1945)
35 - Rennes

BOURCHY Edouard

60 - Chambly (cité cheminote de Moulin-Neuf)
95 - Beaumont sur Oise (gare de Persan-Beumont)


BOVE Alexandre

62 - Avion
62 - Méricourt

BRACHET Henri. Cheminot F.T.P.F 1940-1945
Mort pour la France.

84 - Avignon


BRECHAN Roger
A l'initiative de Roger Bréchan (ajusteur mécanicien à la SNCF) et de Jean Rolland (outilleur mécanicien affecté spécial), un groupuscule de syndicalistes et de militants du Parti communiste illégal se réunit à Lyon à partir du mois de juillet 1940 pour effectuer de la propagande contre la défaite et l'asservissement de la France. Peu à peu, une organisation de Groupes francs se met parallèlement en place dans les dépôts SNCF de Lyon et de ses environs pour du sabotage de matériel ferroviaire, de pylônes à haute tension, de transformateurs industriels... (Les Groupes francs - Libération-sud - Veme Bureau de l'Armée secrète, une résistance lyonnaise en armes, 4e de couv.) Source

69 - Lyon. Plaque commémorative dans la rue

BRETON Henri. Mort en déportation. 1896 - 1942

76 - Sotteville lès Rouen

BRIN Gabriel René Marie. Né le 11/05/1893 à Gétigné (44). Surveillant de dépôt au Dépôt de La Roche-sur-Yon (85),marié, 2 enfants, domicilié au 40 rue de la Paix à La Roche-sur-Yon. Embauché le 27/10/1919. Arrêté le 15/06/1941 pour activités communistes et interné à la prison de Blois puis le 23/10/1943 à la maison centrale de Fontevrault, transféré le 18/04/1944 au camps de Compiègne et déporté le 22/03/944 au KZ de Mauthausen (Autriche). Arrivé le 23/03/1944 et immatriculé 59648, puis affecté au Kommando de Gusen, puis celui Gusen III et retour à Gusen. Il y décède le 01/09/1944. Titulaire de la mention "Mort en déportation".

BRONCHART Léon
Léon Bronchart, né le 11 septembre 1896 à Bapaume et mort le 25 septembre 1986 à Saint-Avertin, est un résistant français. Cheminot, il est le seul conducteur connu de la SNCF ayant refusé de conduire un train de prisonniers (transfert à la prison de Eysses) pendant la Seconde Guerre mondiale. Déporté au camp de Dora, il a reçu plus tard le titre de Juste parmi les nations de la part du Mémorial de Yad Vashem. Source

37 - Saint Avertin

BRUHAT Louis. Cheminot F.T.P.F 1940-1945
Mort pour la France.

84 - Avignon

BRUNEAU Antoine. Fusillé. 1989 - 1942

76 - Sotteville lès Rouen

BRUNEL Charlemagne. Sous-chef de gare, mort en déportation.

02 - Tergnier

BUBECK Raymond

17 - Saintes

BUCHIN Félix

77 - Chelles

BUFFET Adrien (1896-1945)
35 - Rennes

BUREAU François

17 - La Rochelle

BUTTARD Georges

Un chaos de wagons de marchandises surmonté d'une voiture de voyageurs pointant vers le ciel... ce cliché spectaculaire a illustré maints ouvrages consacres a la Résistance dans 1'Ain. Voici son histoire. Début juillet 1944, les cheminots résistants restés sur place informent notre groupe Brucher basé à Corlier de la présence au triage d'Ambérieu d'un wagon plein de paquets de tabac et de cigarettes destiné aux troupes allemandes. Rendez-vous est pris pour le 5 juillet après-midi. Les camions quittent Corlier, direction Torcieu où ils se mettent en place de part et d'autre du passage a niveau dit du Pont Martin (aujourd'hui supprimé) sur la petite route conduisant a Bettant. Parallèlement les équipes de protection prennent position sur la nationale 504 proche pour parer à toute mauvaise surprise de ce côté la. (L'une d'elles aura un accrochage avec un camion d'Allemands qui fera demi-tour rapidement). Georges BUTTARD ( "La Butte") rejoint à pied la rame de quelques wagons conduite par Granju, un mécanicien de manœuvre et résistant membre de notre groupe , resté "en bas", qui a stoppé un peu au delà du Poste 4, lequel commande les aiguillages en amont du vaste réseau de triage. Ostensiblement il 1'arraisonne. A petite vitesse, la rame remonte en direction de Torcieu et s'arrête afin que le wagon distingué soit bien positionné au passage à niveau. Les camions reculent de part et d'autre, les portes sont ouvertes et le transbordement des cartons s'effectue rapidement dans une ambiance de franche rigolade. Qui a pris 1'initiative de la suite des opérations ? Personne ne s'en souvient. "Bidaut" pose une charge de plastic dans le "coucou"(nom familier donne par les cheminots a leurs petites locomotives de manœuvre). " La Butte" met la pression de la vapeur a fond, enclenche la marche arrière, desserre le frein et saute. Granju et son co-équipier : "Faites pas les c... Attachez-nous pour nous couvrir". On parvient à trouver quelques morceaux de ficelle. On les attache chacun dos a un poteau que les bras tirés en arrière enserrent. (Ils ne seront pas inquiéte=és, ayant été "agressés et neutralisés contre leur volonté"). Pendant ce temps la rame refoule a toute vapeur. La voyant arriver à pleine vitesse - et n'étant pas dans le coup - 1'aiguilleur du Poste 4 la dirige sur la voie N° 20 où elle percute avec une violence inouïe les wagons a 1'arrêt le long du quai marchandises. L'amoncellement est impressionnant... et d'un coup la charge de plastic explose. Dans les rapports de la SNCF de 1'époque, le bilan est laconique : 5 juillet, vers 18 h 15: 1 locomotive de manœuvre et 9 wagons détruits, les voies de triage 18 à 22 obstruées...Parallèlement les fils téléphoniques du Poste H (le poste du Chef de manœuvre principal contigu à la gare de voyageurs) sabotés (pour interdire toute alerte de la part du Poste 4). Si 1'aiguilleur n'avait pas réagi comme il le fit la rame folle aurait traversé en trombe la gare de voyageurs et nul ne sait jusqu'où elle aurait pu aller - ou dérailler - en direction de Lyon. Sur le chemin du retour, les maquisards distribuèrent généreusement des cartons de tabac en traversant Torcieu, Saint-Rambert, Argis, Tenay. Je ne vous raconte pas la fête que ce fut lors de leur arrivée à Corlier. Georges MARTIN
Nota : Pour prendre la mesure de l’activité de la Résistance : les rapports SNCF de 1'époque notent : le 5 juillet, 5 sabotages sur les voies ferrées dans l’Ain, et 6 le 6 juillet. Le Plan vert était bien appliqué.
Source : http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=488 / http://www.lalande2.com/imagebig/06l01.jpg
01 - Ambérieu

haut de page

Accueil
Personnages